Questions fréquentes

Vous trouverez ici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser concernant l’IVG.

Comment savoir si je suis enceinte ?

Certains signes tels qu’un retard de règles, des seins douloureux ou des nausées matinales doivent vous alerter.

 

Toutefois, ils ne sont pas spécifiques de la grossesse. Il est donc important de réaliser un test de grossesse disponible en pharmacie, puis d’aller dans un centre de planification ou prendre rendez-vous avec un professionnel de santé (médecin généraliste, gynécologue, sage-femme) pour réaliser un examen médical et/ou obtenir une prescription pour un dosage sanguin de β-hCG.

Comment savoir depuis quand je
suis enceinte ?

La datation de la grossesse est fondamentale, car passés certains délais, l’IVG ne sera plus envisageable. L’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) médicamenteuse peut être réalisée jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée, et l’IVG chirurgicale jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée.

 

Remplissez les champs suivants afin de calculer rapidement et facilement la date de votre grossesse. Cet outil vous permet d’avoir une première idée de l’âge de votre grossesse. Allez voir votre médecin ou votre sage-femme pour confirmation.

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Qui a le droit d’avorter ?

Toutes les femmes enceintes, qu’elles soient majeures ou mineures, françaises ou étrangères, peuvent accéder à une IVG en France.

 

Les démarches des majeures et des mineures comportent quelques différences.

Je suis mineure, que dois-je faire ?

Vous pouvez demander une IVG, quelles que soient les raisons qui motivent votre choix.

 

Vous pouvez demander le soutien de l’un de vos parents (ou du représentant légal) pour vous accompagner dans cette démarche. Si vous voulez garder le secret vis-à-vis de vos parents (ou si vous n’obtenez pas leur consentement) l’IVG est pratiquée à votre seule demande à la seule condition que vous soyez accompagnée par une personne majeure de votre choix.

 

Si vous êtes mineure et que vous en faites la demande, vous pourrez bénéficier de l’anonymat total. Les dispositions légales prévoient pour les femmes mineures non émancipées et sans consentement parental, une prise en charge totalement gratuite et anonyme de l’IVG.

Un médecin a-t-il le droit de refuser de pratiquer une IVG ?

Un médecin a le droit de ne pas vouloir pratiquer une IVG, mais il a l’obligation de vous informer et de vous orienter vers un médecin ou une sage-femme ou une structure qui pourra prendre en charge votre demande.

 

Les avortements peuvent être réalisés :

  • dans les centres de planification et les centres de santé,
  • en cabinet médical (gynécologues, généralistes et sages-femmes) en ville pour l’avortement médicamenteux,
  • dans les hôpitaux ou cliniques autorisés,
  • dans certains centres de santé habilités pour la réalisation de l’IVG chirurgicale.

À qui demander conseil ?

Il existe de nombreux points d’information où vous pourrez bénéficier anonymement et gratuitement de conseils personnalisés.

 

Un professionnel de santé (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme, infirmière, conseillère conjugale …) pourra vous aider.

Vais-je pouvoir garder l'anonymat ?

Tout sera mis en œuvre pour respecter votre anonymat.

 

La réalisation de votre IVG en cabinet médical implique une avance de frais et, par conséquent, une procédure de prise en charge. Votre feuille de soins ainsi que le décompte de remboursement transmis par la caisse de sécurité sociale seront néanmoins aménagés de façon à préserver la confidentialité de l’IVG vis-à-vis de votre entourage.

 

Lors de la réalisation d’une IVG dans un établissement de santé, la dispense d’avance de frais garantit un anonymat complet.

Suis-je remboursée ?

Les IVG par voie chirurgicale ou médicamenteuse sont prises en charge à 100% par l’assurance maladie pour toutes les femmes.

Quelle est la méthode d’IVG la plus adaptée à mon cas ?

Un professionnel de santé (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme, infirmière, conseillère conjugale…) pourra vous aider à prendre cette décision. En effet, les IVG médicamenteuses et chirurgicales présentent des spécificités différentes que vous pourrez évaluer lors de la consultation d’information.

Vais-je avoir mal ?

Dans le cas de la méthode médicamenteuse, l’expulsion de l’œuf est rendue possible par les contractions utérines et abdominales qui peuvent être douloureuses.

 

Dans le cas de la méthode chirurgicale, l’aspiration du contenu utérin (faite sous anesthésie locale ou générale) déclenche des contractions et peut entrainer des douleurs postopératoires.

 

Dans les deux cas, des médicaments anti-douleurs seront prescrits.

Comment se procurer les médicaments nécessaires à l’IVG ?

Le professionnel de santé qui pratiquera l’IVG vous fournira lui-même les médicaments à prendre.

 

Ces médicaments ne peuvent pas vous être délivrés à la pharmacie, même sur ordonnance.

Est-ce qu'une IVG peut rendre stérile ?

Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n’y a pas de risque de stérilité.

 

La fertilité revient rapidement. Il faudra donc envisager un moyen de contraception.

Qu’est-ce que l’IMG ?

A la différence de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), l’interruption médicale de grossesse (IMG) est l’interruption d’une grossesse réalisée, sans restriction de délai, pour un motif médical : soit parce que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la mère, soit pour anomalie grave du fœtus.

 

Suite au souhait de la femme, l’acte ne peut être pratiqué qu’après examen du dossier médical par une équipe de médecins appartenant à plusieurs disciplines et attestation par deux de ces professionnels de l’une des deux conditions précédentes.

Quelles sont les étapes d'une IVG ?

Pour réaliser un avortement en France, plusieurs étapes sont à respecter avant, pendant et après l’intervention. Pour en savoir plus, découvrez le parcours d’une demande d’IVG.

Quels sont les délais pour une IVG ?

En France, le délai légal pour avorter dépend de la méthode que vous aurez choisie :

 

  • Délai pour l’IVG médicamenteuse : jusqu’à 7 semaines de grossesse soit 9 semaines d’aménorrhée dans un établissement de santé et jusqu’à 5 semaines de grossesse, soit 7 semaines d’aménorrhée dans un cabinet de ville ou un centre de planification ou un centre de santé.
  • Délai pour l’IVG chirurgicale : l’avortement par aspiration peut être réalisé jusqu’à 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée en établissement de santé ou centre de santé habilité.

Dans quels cas ne doit-on pas faire d'IVG médicamenteuse ?

  • Si vous êtes allergique ou ne pouvez pas prendre les médicaments que l’on doit vous administrer,
  • Si la grossesse n’a pas été confirmée par échographie ou par des tests biologiques,
  • Si le premier jour de vos dernières règles remonte à plus de 49 jours (7 semaines),
  • Si votre médecin suspecte une grossesse extra-utérine (quand l’œuf s’est implanté en dehors de l’utérus),
  • Si vous souffrez d’une maladie du foie ou des reins,
  • Si vous souffrez d’anémie ou de malnutrition,
  • Si vous souffrez d’une maladie cardiovasculaire (maladie du cœur ou maladie circulatoire),
  • Si vous présentez des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, ou une augmentation du risque. Les facteurs de risque comprennent : être âgé de plus de 35 ans et fumer, une hypertension artérielle, des niveaux élevés de cholestérol dans le sang, ou un diabète,
  • Si vous souffrez d’une maladie qui affecte la coagulation de votre sang,
  • Si vous avez déjà subi une césarienne ou une chirurgie de l’utérus,
  • Si vous avez un stérilet, celui-ci doit être retiré avant la prise des médicaments

 

Compte tenu du risque d’échec de la méthode, il convient d’en vérifier l’efficacité lors d’une visite de contrôle.

Dans quels cas ne doit-on pas faire d'IVG chirurgicale avec prémédication ?

  • Si vous êtes allergique ou ne pouvez pas prendre les médicaments que l’on doit vous administrer,
  • Si la grossesse n’a pas été confirmée par échographie ou par des tests biologiques,
  • Si le premier jour de vos dernières règles dépasse un trimestre,
  • Si votre médecin suspecte une grossesse extra-utérine (quand l’œuf s’est implanté en dehors de l’utérus),
  • Si vous souffrez d’une maladie du foie ou des reins,
  • Si vous souffrez d’anémie ou de malnutrition,
  • Si vous souffrez d’une maladie cardiovasculaire (maladie du cœur ou maladie circulatoire),
  • Si vous présentez des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, ou une augmentation du risque. Les facteurs de risque comprennent : être âgé de plus de 35 ans et fumer, une hypertension artérielle, des niveaux élevés de cholestérol dans le sang, ou un diabète,
  • Si vous souffrez d’une maladie qui affecte la coagulation de votre sang,
  • Si vous avez déjà subi une césarienne ou une chirurgie de l’utérus,
  • Si vous avez un stérilet, celui-ci doit être retiré avant la prise des médicaments

 

Compte tenu du risque d’échec de la méthode, il convient d’en vérifier l’efficacité lors d’une visite de contrôle.

Quelle est la législation en France ?

En France, l’IVG a été temporairement autorisée par la loi du 17 janvier 1975 dite loi Veil puis adoptée définitivement en 1979, remboursée par la sécurité sociale à 70 % après la loi du 31 décembre 1982.

 

La loi Aubry du 4 juillet 2001 permet en 2004 aux femmes de recourir à une IVG médicamenteuse dans le cadre de la médecine de ville.

 

Depuis le 31 mars 2013, l’IVG est prise en charge à 100 % par la sécurité sociale.

 

La loi de modernisation de notre système de santé promulguée le 27 janvier 2016 a supprimé le délai de réflexion obligatoire de sept jours entre la première et la deuxième consultation pour obtenir une IVG et a autorisé les IVG chirurgicales hors établissement de santé, dans les centres de santé et les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF).

 

Enfin, les sages-femmes peuvent pratiquer des IVG médicamenteuses depuis juin 2016.