Les différents moyens de contraception

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre gynécologue, votre médecin généraliste ou votre sage-femme pour en savoir plus.

La pilule

Toutes les pilules contiennent une ou deux hormones, le progestatif seul, ou en association avec les œstrogènes, et qui sont proches des hormones féminines naturelles.

 

Il en existe deux types :

  • les pilules «combinées» ou oestroprogestatives
  • les pilules microprogestatives (contenant seulement un progestatif)

 

La pilule agit à différents niveaux : elle bloque l’ovulation, amincit la paroi interne de l’utérus (endomètre), modifie la consistance de la glaire cervicale (sécrétée par le col de l’utérus, elle s’épaissit et empêche le passage des spermatozoïdes).

 

Si elle est prise très régulièrement, la pilule est efficace à plus de 99.7%. Mais cette efficacité peut être compromise par plusieurs choses : les oublis (plus ou moins graves selon le type de pilule), les effets indésirables (nausées, diarrhées) qui conduisent à l’arrêter et les interactions avec certains médicaments. Pour toutes ces raisons, en utilisation courante, l’efficacité de la pilule est de 91%.

 

Il faut prendre le premier comprimé le premier jour des règles (efficacité immédiate pour la pilule combinée, 48 heures plus tard pour la progestative). En revanche, si le premier comprimé est pris plus tard, il faudra utiliser des préservatifs pendant les 7 premiers jours de prise des comprimés.

Le stérilet (ou dispositif intra-utérin)

Le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) est une méthode contraceptive efficace avec une longue durée d’action (4 à 10 ans selon le modèle). Le DIU est couramment appelé « stérilet » mais ce terme devrait être remplacé car un DIU ne rend pas stérile.

 

Ce dispositif, en forme de T, est placé dans la cavité utérine au cours d’une consultation par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.

 

Le DIU se termine par un fil qui est coupé très court par le médecin ou la sage-femme au moment de la pose. S’il est assez long pour permettre au médecin ou à la sage-femme de retirer le DIU, avec une petite pince, ce morceau ne gêne pas le partenaire pendant les rapports sexuels.

 

Il existe deux types de DIU :

 

• Le DIU au cuivre

L’action du DIU au cuivre est double : d’une part la fonction et la viabilité des spermatozoïdes et ovocytes sont altérées par le cuivre, empêchant ainsi leur rencontre, et d’autre part il entraine une réaction inflammatoire locale de l’endomètre rendant difficile l’implantation de l’œuf dans l’utérus.

 

Le DIU au cuivre peut être posé à n’importe quel moment du cycle.

 

• Le DIU hormonal

Le DIU hormonal, quant à lui, agit sur 3 niveaux : il modifie la glaire cervicale empêchant le passage des spermatozoïdes au niveau du col utérin, il agit sur l’endomètre (amincissement) rendant difficile l’implantation de l’œuf dans l’utérus et il peut bloquer l’ovulation chez certaines femmes.

 

Pour le DIU hormonal, il est recommandé que la pose ait lieu dans la semaine qui suit les règles.

 

Les DIU sont d’une très grande efficacité : ils sont efficaces à environ 99%.

  • Le DIU au cuivre est efficace dès le jour de son insertion.
  • Le DIU hormonal, est efficace deux jours après son insertion.

Le préservatif

Les préservatifs empêchent le passage des spermatozoïdes dans le vagin, et donc la fécondation.

 

Il existe les préservatifs masculins ou féminins. Les préservatifs (masculins et féminins) sont les seuls dispositifs qui protègent efficacement contre les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH (le virus du SIDA).

 

• Préservatif masculin

Le préservatif masculin est en latex ou en polyuréthane. Il se déroule sur le pénis en érection avant la pénétration et recueille les spermatozoïdes, les empêchant ainsi d’entrer dans le vagin.

 

S’il est parfaitement utilisé, le préservatif ne connaît que 2 % d’échecs. Le préservatif n’est efficace que si on l’utilise pour TOUS les rapports sexuels, à TOUT moment du cycle.

 

• Préservatif féminin

Le préservatif féminin est une gaine en nitrile ou en polyuréthane munie d’un anneau souple aux deux extrémités. Il se place dans le vagin, afin de recevoir le sexe masculin au moment de la pénétration.

 

Le préservatif féminin peut être placé à tout moment avant la pénétration. Il peut être mis en place plusieurs heures avant le rapport sexuel. Il est à usage unique, mais il n’est pas obligé de le retirer immédiatement après la fin du rapport comme le préservatif masculin.

 

Correctement utilisé, le préservatif féminin est efficace à 95%. Mais, dans la réalité, si on prend en compte les erreurs d’utilisation (problème de pose notamment), les échecs peuvent être plus importants, jusqu’à 21 %.

L'implant

L’implant contraceptif est un petit bâtonnet souple, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre, inséré par un médecin ou une sage-femme sous anesthésie locale (crème anesthésique), au niveau de la face interne du bras.

 

Moyen de contraception discret, il est simple d’utilisation puisqu’une fois posé, il n’y a plus à y penser.

 

L’implant contraceptif délivre une hormone de type progestatif pendant 3 ans. Il empêche l’ovulation.

 

L’implant contraceptif est efficace à 99,9 %.

Le patch

Le patch contraceptif (ou dispositif transdermique) se présente sous la forme d’un « timbre ». Le patch doit être appliqué sur le ventre, sur les épaules ou dans le bas du dos. Il ne doit jamais être appliqué près d’un sein.

 

Pour une protection de 4 semaines, 3 patchs sont nécessaires à appliquer en début de chaque semaine pendant les trois premières semaines du cycle. Le patch délivre une hormone oestroprogestative qui empêche l’ovulation et modifie la glaire cervicale afin d’empêcher le passage des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus.

 

Lorsqu’il est utilisé parfaitement, le patch est efficace à 99,7%. Si le patch se décolle, il faut en remettre un nouveau le plus rapidement possible.

L'anneau vaginal

L’anneau vaginal est un anneau flexible en plastique poreux qui contient une association d’hormones oestroprogestatives. Il est à insérer au fond du vagin et les hormones sont diffusées pendant trois semaines. A la fin de la 3ème semaine, l’anneau doit être retiré.

 

L’anneau contraceptif est très efficace, puisque lorsqu’il est utilisé de manière parfaite, il protège à 99,71%, comme une pilule combinée. Ce moyen de contraception possède toutefois une sécurité supplémentaire : on le porte toujours sur soi, sans avoir à y penser, pendant trois semaines.

Les progestatifs injectables

Cette méthode consiste en l’injection d’un progestatif de synthèse par piqûre intramusculaire tous les trois mois par un médecin, une infirmière ou une sage-femme.

Le diaphragme et la cape cervicale

Le diaphragme et la cape cervicale se glissent dans le vagin, au contact du col de l’utérus, afin d’empêcher le passage des spermatozoïdes.

 

Ces dispositifs doivent être placés avant le rapport sexuel et doivent être retirés plusieurs heures après. Il est souvent recommandé de leur associer l’utilisation de spermicides.

Les spermicides

Les spermicides sont des substances qui inactivent ou détruisent les spermatozoïdes.

 

Ils existent sous forme de gels ou d’ovules insérés au fond du vagin. Ils peuvent être utilisés seuls ou en association avec des préservatifs (masculin ou féminin), diaphragme ou cape cervicale.

 

Leur efficacité dépend largement de leur utilisation : le moment où on doit les utiliser varie selon le type de spermicide (gel ou ovule) et selon sa durée d’action (60 minutes pour les ovules et 8 heures pour les gels).

Les méthodes naturelles

Ces méthodes consistent à identifier la période de l’ovulation afin d’éviter les rapports sexuels fécondants pendant cette période-là.

 

Les méthodes naturelles sont peu fiables et imprécises, car l’ovulation peut être avancée ou reculée en fonction du mode de vie, de la femme…

La stérilisation à visée contraceptive

La stérilisation à visée contraceptive doit être considérée comme définitive.

 

Pour les hommes, cela consiste en une vasectomie, et pour les femmes, il s’agit de la ligature des trompes.

 

Ces interventions sont réalisées en établissement de santé uniquement (public ou privé). L’intervention ne peut être réalisée qu’après un délai de réflexion de 4 mois après une première consultation médicale.

La contraception d'urgence

C’est une méthode qui est à utiliser lorsqu’il y a eu un rapport sexuel non ou mal protégé (absence ou accident de méthode contraceptive).

 

La contraception orale de rattrapage également appelée « pilule du lendemain » doit être prise le plus tôt possible après un rapport sexuel non ou mal protégé. La contraception orale de rattrapage est une méthode occasionnelle, elle agit principalement en retardant l’ovulation. Elle ne doit pas remplacer une contraception régulière.

 

Le dispositif intra-utérin au cuivre (ou stérilet) peut être posé en contraception d’urgence jusqu’à 5 jours après le rapport non ou mal protégé.

Et après une IVG ?

Le fait d’avoir eu recours à une IVG n’a pas d’influence sur votre choix en matière de contraception.

 

Ainsi, si vous n’avez pas de contre-indication particulière :

  • une pilule combinée, une pilule progestative, un patch, peuvent être commencés le lendemain de l’IVG ;
  • un implant peut être inséré le jour même de l’IVG ;
  • un DIU (au cuivre ou hormonal) peut être inséré, le jour de l’IVG ou une quinzaine de jours après l’IVG ;
  • les préservatifs (masculin ou féminin), quant à eux, peuvent être utilisés à tout moment ; et en cas d’accident (rapport sexuel non ou mal protégé), pensez à la contraception d’urgence.

 

Les professionnels de santé que vous rencontrerez peuvent vous conseiller et vous aider dans ce choix.

Pour en savoir plus sur l’ensemble des moyens de contraception